La population gronde. Un mouvement a eu lieu jeudi en fin de journée à Nuuk (sud ouest du Groenland), où plus de 500 Groenlandais se sont rassemblés après l’inauguration des nouveaux locaux du consulat américain dans cette même ville. La contestation se tenait contre l’intention du président Donald Trump de s’emparer du territoire autonome danois afin de contrôler la zone. Les nouveaux locaux, en plein centre de la capitale de l’île arctique, avaient été inaugurés un peu plus tôt en présence de l’ambassadeur des États-Unis au Danemark, Kenneth Howery.« Rentrez chez vous, les États-Unis », « Nous ne sommes pas à vendre »... ces phrases arboraient les pancartes tenues par les manifestants devant le nouveau complexe américain. Afin de montrer leur désaccord, la population a tourné le dos au consulat et observé deux minutes de silence pour exprimer son mécontentement envers les États-Unis.« L’avenir du Groenland est une décision que les Groenlandais devaient prendre eux-mêmes »L’ambassadeur des États-Unis au Danemark, Kenneth Howery, a déclaré que « l’avenir du Groenland était une décision que les Groenlandais devaient prendre eux-mêmes. » Une opinion qui n’est pas partagée par le gouverneur de la Louisiane, Jeff Landry, qui affirmait mercredi dernier que « le Groenland a besoin des États-Unis. »Le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, a quant à lui décliné de participer à l’inauguration. En début de semaine, il avait rencontré Jeff Landry, venu à Nuuk sans invitation, cinq mois après sa nomination.Donald Trump a soutenu à plusieurs reprises que les États-Unis devaient contrôler le Groenland pour des raisons de sécurité nationale, affirmant que, sinon, ce territoire risquait de tomber entre les mains de la Chine ou de la Russie.