En 2023, la France s’est donné « pour mission » de dépasser 100 GW de production d’énergie solaire installée « à horizon 2050 ». Oui, mais comment ? En commençant par répertorier les surfaces agricoles et forestières qui pourront faire l’objet d’une installation photovoltaïque, indique la préfecture de la Charente-Maritime, qui vient d’achever ce travail.Publié le 26 avril dernier, un arrêté définit ainsi « les surfaces agricoles naturelles et forestières » qui pourront accueillir des panneaux solaires « tout en minimisant les impacts sur l’environnement et la souveraineté alimentaire ». Cette précision s’avère de taille, car l’objectif est officiellement de ne pas écorner le potentiel agricole ni les milieux naturels. « Les sols réputés incultes ou inexploités depuis plus de 10 ans et les emplacements propices à de tels projets », tels que les anciennes carrières, ont donc été recherchés en priorité pour établir un document cadre soumis pour avis à la Chambre d’agriculture de la Charente-Maritime. Sollicitée, celle-ci n’a pas souhaité s’exprimer.Peu de surfaces éligibles autour des villesAu total, près de 802 ha de surfaces éligibles ont finalement été identifiés en Charente-Maritime. Dans le détail, cela représente 1 624 parcelles. Dans le sud du département, la Haute-Saintonge vampirise à elle seule plus de la moitié de ce potentiel, avec 450 ha et 1 100 parcelles. La communauté de communes des Vals de Saintonge suit de loin, avec 117 ha éligibles. Ailleurs, le potentiel se réduit à peau de chagrin : 59 ha aux alentours de Rochefort, 46 ha du côté de Saintes et moins de 22 ha près de La Rochelle. À noter : pas le moindre lopin éligible n’a été trouvé sur le territoire de la communauté de communes du Bassin de Marennes. Pas plus que sur l’île de Ré.Parmi les sites listés par la préfecture de la Charente-Maritime, qui sont recensés publiquement sur le site Internet du ministère de la Transition écologique, se trouvent notamment les terrains pollués et les friches industrielles ; les anciennes installations de stockage de déchets inertes, dangereux ou non ; les anciens terrains militaires ou encore certains plans d’eau.Désormais, plus aucun projet photovoltaïque envisagé sur un terrain naturel agricole ou forestier ne pourra être autorisé sur un site non répertorié dans ce document cadre. Une exception tout de même : les projets dits « agrivoltaïques », menés dans les exploitations agricoles ne sont pas concernés.
Pas de panneaux photovoltaïques sur l’île de Ré : la Charente-Maritime dévoile ses zones prêtes pour le solaire
Les surfaces agricoles naturelles et forestières susceptibles d’accueillir des panneaux photovoltaïques en Charente-Maritime ont officiellem









