Alain Chabat lors du 78ᵉ Festival de Cannes (Alpes-Maritimes), le 20 mai 2025. SARAH MEYSSONNIER/REUTERS
L’acteur Alain Chabat, figure de l’esprit Canal+, a déploré, jeudi 21 mai, auprès de l’Agence France-Presse le « coup de pression à deux balles » de la direction du groupe, qui a récemment déclaré ne plus vouloir travailler avec les quelque 600 professionnels du cinéma français signataires d’une tribune dénonçant l’emprise de l’homme d’affaires conservateur Vincent Bolloré sur leur milieu.
« Il y avait plein de manières de réagir à ce truc-là », a estimé le comédien à l’affiche du Vertige de Quentin Dupieux, présenté hors compétition à Cannes. « Mais de là à rajouter ce coup de pression à deux balles à des gens qui donnent une opinion, ou en tout cas qui ont une inquiétude, légitime ou pas… », a-t-il poursuivi.
Le réalisateur d’Astérix et Obélix : mission Cléopâtre a toutefois déclaré « comprendre » que les équipes de Canal+ aient pu être blessées par cette tribune, qui dénonce « l’emprise grandissante de l’extrême droite » dans le cinéma sous l’influence de Vincent Bolloré, actionnaire de référence de Canal+. Ce groupe « produit des films qui ne se ressemblent pas, parce qu’il y a une vraie diversité dedans », a détaillé l’acteur.










