C’est un coup de projecteur inédit qui s’apprête à illuminer la Marne. Le 24 juin 2028, Reims donnera le Grand Départ du Tour de France. Une perspective historique pour la ville, qui avait déjà accueilli une étape en 2019, mais change cette fois de dimension. « Pour nous, c’est une extraordinaire nouvelle, une ville-étape du Tour, c’est 48 heures de présence mais être au Grand Départ, ça va faire un gros boom avec les coureurs, le staff, les milliers de journalistes et les touristes attendus », résume Joël Oudin, président de l’UMIH (Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie) Marne.Même son de cloche au Best Western- Hôtel de la Paix implanté en plein cœur du centre-ville. « Ça va drainer énormément de monde, ça va être une semaine de folie. On ne logera pas tout le monde sur Reims. Epernay et Châlons-en-Champagne vont aussi en profiter », lâche l’attachée de direction.Il faut dire que dès le lendemain de l’annonce du Grand Départ à Reims, les hôteliers ont commencé à recevoir des mails de renseignements ou de réservations des équipes, pour le staff et les coureurs.11 000 chambres d’hôtels disponiblesMais alors face à l’engouement, faut-il se précipiter pour réserver sa nuitée en tant que particulier ? Installée derrière la banque d’accueil de l’Hôtel Azur, Salomé nous rassure : « On n’a pas forcément besoin de réserver tout de suite. On peut s’y prendre à la fin de l’année. Ce sera encore le bon moment… à moins que d’un seul coup il y ait une demande énorme ».Pour l’instant, inutile de se ruer sur les plateformes de réservation en ligne : les calendriers pour juin 2028 ne sont ouverts ni sur Airbnb, ni chez les hôteliers traditionnels. Stéphanie Gagnoux, présidente du club hôtelier Reims-Champagne, confirme : « Ça sera compliqué de réserver dès maintenant. Il faut attendre que les chambres soient mises en vente. Ce sera pareil pour les hébergements alternatifs, les gîtes ou les logements collaboratifs. C’est un événement qu’on attend avec impatience et qui va mettre Reims sous les feux de la rampe ».La Ville de Reims avait déjà accueilli la Coupe du monde féminine de football en 2019. L’événement avait drainé des milliers de personnes. Mais le bassin de Reims-Epernay-Châlons est largement dimensionné pour recevoir cette nouvelle « marée humaine » prévue en juin 2028. On compte 11 000 chambres d’hôtels disponibles sur l’ensemble du bassin (Reims, Épernay, Châlons) et plus de 9 000 adresses de meublés touristiques (Airbnb, ou chambres d’hôtes).Si la fête s’annonce belle, les représentants de la profession veillent déjà au grain pour éviter les dérives tarifaires, alors que les restaurateurs s’apprêtent à afficher complet midi et soir pendant six jours. « Je déconseille déjà aux hôteliers et aux restaurateurs d’augmenter leurs prix », prévient Joël Oudin, soucieux de préserver l’image de la destination.