Monde Proche et Moyen-OrientGrand entretien. Si la marine conventionnelle a été décimée par les frappes américano-israéliennes, la flotte des Gardiens de la révolution conserve une forte capacité de nuisance dans la zone, analyse ce grand spécialiste des questions de sécurité et de défense de l'Iran. Publié le 25/04/2026 à 07:45, mis à jour le 27/04/2026 à 10:04bookmarkLe 29 avril 2024, dans le golfe Persique, à Bushehr, en Iran : un patrouilleur rapide des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) participe à la "Journée nationale du golfe Persique" à Bushehr, dans le sud de l’Iran.ZUMA Press Wire via Reuters ConnIraniens et Américains se livrent à une véritable guerre des nerfs dans le détroit d’Ormuz. Donald Trump, qui vient unilatéralement de prolonger pour une durée indéterminée la trêve avec Téhéran tout en maintenant le blocus maritime sur les ports iraniens, a déclaré le 23 avril avoir ordonné à la marine américaine d'"abattre et tuer tous les bateaux, aussi petits soient-ils (...) qui posent des mines" dans cette voie navigable stratégique. "Il ne doit y avoir aucune hésitation", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social, assurant avoir "le contrôle total" dans la zone. Washington a confirmé ce jeudi avoir arraisonné dans l'océan Indien un second pétrolier sous sanctions, le "Majestic", transportant du pétrole iranien. Les forces américaines ont déjà dévié 33 navires depuis le début du blocus, a précisé le Pentagone jeudi.De leur côté, les Gardiens de la Révolution ont affirmé le 22 avril avoir "saisi" deux navires qui essayaient de franchir le détroit d’Ormuz et les ont "dirigés vers la côte iranienne". La télévision d'Etat a diffusé des images de soldats masqués arrivant à bord d'un hors-bord gris près du "MSC Francesca" et grimpant à bord avec des fusils.