Publié le 20 mai 2026 à 20:55. / Modifié le 20 mai 2026 à 20:56.

3 min.

La balle arrive dans sa zone préférée, en fond de court sur son côté revers. La situation est critique, mais pas désespérée: à deux points de la défaite, Stan Wawrinka peut encore sortir l’un de ces passing foudroyants qui ont fait sa réputation, et son palmarès, sur tous les courts du monde. Deux points plus tôt, à un spectateur qui lui lançait: «Allez Stan, c’est maintenant ou jamais!», il s’était retourné et avait rétorqué d’un air goguenard: «C’est clair…», avant de servir un ace. Son revers frappe la balle, le geste est délié, naturel, comme toujours. Mais ici, sur le petit central du Geneva Open, le coup est mal ajusté. La balle sort. Sur le point suivant, un service gagnant d’Alex Michelsen pousse Stan Wawrinka hors du tournoi (7-6 7-6), et un peu plus vers la retraite.Vainqueur assez nettement (7-1 et 7-4) de deux tie-breaks qui ont chaque fois ponctué deux sets serrés, où le Suisse a toujours réussi le break en premier avant de se faire rejoindre sur le jeu suivant, obtenant même une balle de set à 6-5 dans la première manche, Michelsen n’en rajoute pas. Un peu à cause de la fatigue – le match a duré une heure quarante-cinq sous un chaud soleil –, mais surtout par respect pour son adversaire, vers qui tous les regards se tournent.C’est Marc Rosset qui, le premier, prend la parole. «J’aurais aimé que ce moment n’arrive jamais. Je suis heureux que Magnus Norman [l’entraîneur de Wawrinka] soit là, et je regrette que Pierre Paganini [son préparateur physique] ne le soit pas. Tu vas nous manquer. Tu nous as donné un titre olympique, une Coupe Davis et trois titres du Grand Chelem arrachés à Nadal et Djokovic. Tu as fait des efforts que peu de joueurs, sinon aucun, ont fait.»