Le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, à l’Elysée, à Paris, le 20 mai 2026. LUDOVIC MARIN / AFP

Laurent Nuñez a annoncé mercredi 20 mai à l’Assemblée nationale qu’une « action judiciaire [était] engagée » sur des soupçons d’ingérence numérique étrangère visant des candidats de La France insoumise (LFI) aux élections municipales de mars dernier.

Répondant à une question du député (Haute-Garonne, LFI) François Piquemal, le ministre de l’intérieur a estimé que cette « ingérence numérique étrangère » était « grave ». « Nous avons été extrêmement transparents », a-t-il poursuivi, assurant que le rapport sur les ingérences constatées durant le scrutin municipal serait rendu « public ».

Une opération d’ingérence numérique menée à partir d’Israël a visé trois candidats « insoumis » aux municipales : Sébastien Delogu, à Marseille, François Piquemal, à Toulouse, qui a déposé un recours en annulation des élections devant le tribunal administratif de Toulouse, et David Guiraud, à Roubaix. Cette opération avait été dévoilée le 10 mars dernier par Viginum, le service chargé de lutter contre ces manipulations en ligne.

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