Encore un prétendant à l’Élysée sous le coup d’une enquête. Après Edouard Philippe, soupçonné de détournement de fonds publics, Dominique de Villepin fait l’objet d’une enquête du parquet financier dans l’histoire des statuettes — depuis restituées — qui lui avaient été offertes alors qu’il était ministre des Affaires étrangères entre 2002 et 2004, indique le parquet national financier ce mercredi.Cette enquête a été ouverte mardi par le PNF « des chefs de recel de détournement de fonds publics et toutes infractions connexes », précise le procureur de la République financier, Pascal Prache, dans un communiqué. Elle porteLe lobbyiste Robert Bourgi avait affirmé au début du mois, dans l’émission « Complément d’Enquête » diffusée jeudi sur France 2, avoir servi d’intermédiaire pour offrir à Dominique de Villepin, ministre des Affaires étrangères de 2002 à 2004, deux statuettes de Napoléon payées par Blaise Compaoré, alors président du Burkina Faso, et par l’homme d’affaires italien Gian Angelo Perrucci, pour des montants de 50 000 et 75 000 euros. Le sulfureux homme d’affaires a ensuite confirmé ses accusations, et d’autres, auprès du Parisien.Dominique de Villepin a reconnu le 10 mai avoir commis « une erreur » en acceptant deux statuettes en cadeau lorsqu’il était au quai d’Orsay et qu’il a récemment rendues. « C’était une erreur. Je n’aurais pas dû les accepter », a déclaré sur France Inter l’ex-Premier ministre, rappelant qu’il « n’y avait pas d’encadrement de ces situations à l’époque ».À voir aussiIl avait aussi pointé du doigt le calendrier des accusations de Robert Bourgi, « un ami de 40 ans de Nicolas Sarkozy » et estimé que ces « pseudos révélations interviennent à un moment où Nicolas Sarkozy connaît des moments difficiles dans une affaire judiciaire qui est l’affaire libyenne. Donc il est clair qu’il y a une volonté de nuire », avait-il accusé.
Affaire des statuettes : Dominique de Villepin visé par une enquête du parquet financier
L’ancien ministre des Affaires étrangères avait restitué ces statuettes au Quai d’Orsay, après les révélations concernant ces cadeaux.












