Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture À voir ou à écouter ce soir À voir ou à écouter ce soir Sous des dehors de roman à énigme, la série de Mark Gatiss est un hommage à la culture populaire britannique de l’après-guerre Article réservé aux abonnés POLAR+ – À LA DEMANDE – SÉRIE Mark Gatiss est un splendide spécimen de la variété britannique du geek. Plutôt que de Philip K. Dick et de Batman, son enfance (il est né en 1966) a été nourrie d’Arthur Conan Doyle et de Doctor Who. A la différence de la plupart de ses congénères, il a façonné une carrière à partir de ses passions, contribuant à la renaissance du docteur extraterrestre au début des années 2000, donnant une nouvelle jeunesse au locataire du 221B Baker Street avec Sherlock, qu’il a créé en compagnie de Steven Moffat (il tenait, aux côtés de Benedict Cumberbatch et de Martin Freeman, le rôle de Mycroft Holmes). Bookish, que Gatiss a créé, permet au comédien et scénariste d’explorer la culture populaire britannique de l’immédiat après-guerre. Les six épisodes de cette première saison sont nourris de références à des œuvres et à des gens oubliés. Il n’est pas besoin d’être un connaisseur de cette période singulière pour partager l’émerveillement, souvent teinté d’effroi, du créateur de Bookish dans son exploration du Londres de l’après-Blitzkrieg, au moment où l’Empire britannique prend enfin conscience du caractère mortel de ses blessures. La période est faite de frustrations de tout ordre, le rationnement est toujours en vigueur, la ville peine à se reconstruire, comme si le pays n’avait pas gagné la guerre. Il vous reste 66.6% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.