Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Festival de Cannes 2026 Festival de Cannes 2026 Festival de Cannes 2026 Le nouveau film de Nicolas Winding Refn séduit davantage par son image et son esthétique rétro-futuriste que par son récit. Article réservé aux abonnés SÉLECTION OFFICIELLE – HORS COMPÉTITION Peu de réalisateurs paraissent autant obsédés par l’image que Nicolas Winding Refn. Au point de sans cesse la fétichiser, la sublimer. Au risque de s’y perdre aussi parfois. Cela faisait d’ailleurs dix ans que le réalisateur danois de Drive (2011) ou de The Neon Demon (2016) n’avait plus tourné pour le cinéma, multipliant les projets de séries pour les plateformes. Her Private Hell, son nouveau long-métrage présenté hors compétition à Cannes, colle davantage à l’univers de ces dernières qu’à ses films précédents, comme si l’œuvre du cinéaste avançait vers toujours plus d’abstraction. D’une grande sophistication, l’image joue ici de compositions parfaitement maîtrisées ainsi que d’une impressionnante palette de couleurs digne d’une gamme Pantone servie par tout un jeu de lumières au néon. Des décors aux costumes, tout est à l’avenant, manifestant là encore un souci poussé du détail, le goût d’une certaine esthétique rétro-futuriste, lorgnant par moments vers la science-fiction ou le film d’horreur. Les personnages de Her Private Hell évoluent d’ailleurs dans un univers artificiel. Une métropole dont les tours dépassent des nuages, gagnée au niveau du sol par un mystérieux brouillard. C’est dans un lobby d’hôtel qu’Elle (Sophie Thatcher) fait la rencontre de la jeune Hunter (Kristine Froseth) avec qui elle s’apprête à tourner un film. Dans la chambre où elles remontent, elles sont bientôt rejointes par Dominique (Havana Rose Liu), la nouvelle compagne du père de Elle, Johnny Thunders (Dougray Thunders). Les trois femmes commencent à se livrer et à raconter de drôles d’histoires d’enfer, de quêtes mystérieuses et d’un meurtrier aux gants de cuir sertis de diamants, dont il faudrait couper les mains pour le tuer. Peu à peu, ces récits viennent à s’immiscer dans leur réalité quand elles croisent le chemin de Private K (Charles Melton), un soldat américain qui a perdu sa fille. Il vous reste 48.35% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Au Festival de Cannes, « Her Private Hell », une traversée des enfers d’une grande sophistication
Le nouveau film de Nicolas Winding Refn séduit davantage par son image et son esthétique rétro-futuriste que par son récit.










