Tic-tac, tic-tac… Si vous n’avez pas encore rempli votre déclaration de revenus, mieux vaut ne plus traîner. La campagne 2026 est ouverte depuis le 9 avril et les premières échéances arrivent à grands pas.Les premiers à devoir rendre leur copie sont les contribuables qui déclarent encore sur papier (y compris pour les Français résidant à l’étranger) : ils doivent ainsi envoyer leur déclaration au plus tard le 19 mai, ce mardi, le cachet de la Poste faisant foi.Viennent ensuite les habitants des départements 01 (Ain) à 19 (Corrèze) ainsi que les non-résidents, qui ont jusqu’au jeudi 21 mai à 23h59 pour déclarer en ligne. Les contribuables des départements 20 (Corse) à 54 (Meurthe-et-Moselle) disposent d’un délai jusqu’au jeudi 28 mai à 23h59. Enfin, ceux des départements 55 (Meuse) à 974 et 976 (Mayotte) ont jusqu’au jeudi 4 juin à 23h59 pour s’acquitter de cette obligation légale.Comme chaque année, certains repoussent ce rendez-vous administratif jusqu’au dernier moment. Bien que non majoritaires, le nombre de contribuables faisant preuve de procrastination est ainsi en augmentation.À voir aussiEntre 16 et 29 % des Français attendent la dernière semaineSelon les données de la Direction générale des finances publiques (DGFiP), en 2025, 29 % de ceux de la zone 1 (départements 01 à 19) ont attendu la dernière semaine pour faire leur déclaration. Dans les zones 2 et 3, ils étaient 16 % à s’y prendre aussi tard.À titre de comparaison, ils étaient entre 15 % et 17 % l’année précédente, selon les zones. Une petite partie joue même avec le feu jusqu’au bout : en 2025, 2,23 % des contribuables de la zone 1 ont déclaré le dernier jour, contre 3,32 % en zone 2 et 2,93 % en zone 3. En 2024, ils étaient 2,5 % pour la zone 1 et 2,8 % pour les zones 2 et 3.S’y prendre au dernier moment, c’est souvent le meilleur moyen de stresser, de chercher un justificatif au dernier instant ou d’oublier une information importante. Mieux vaut remplir sa déclaration dans le calme, avec tous ses documents à portée de main, puis la relire avant de valider.Au-delà de la date limite d’envoi, si vous vous trompez, pas de panique. En vertu du droit à l’erreur, la correction d’une déclaration de revenus — qu’elle soit en ligne ou sur papier — est possible, offrant aux contribuables la possibilité de régulariser leur situation et d’éviter les potentielles pénalités ou majorations associées à une déclaration inexacte.Sachez enfin que si vous déclarez en retard (ou que vous payez vos impôts en retard), vous risquez une majoration qui va « de 10 % en l’absence de mise en demeure ou en cas de dépôt de déclaration dans les 30 jours suivant la réception d’une mise en demeure » à « 80 % si l’administration découvre que vous exercez une activité occulte », précise le site Economie.gouv.fr. Au-delà de cette majoration, des intérêts de retard seront appliqués, qui s’élèvent à 0,20 % de l’impôt dû par mois de retard.