Tout le monde se souvient de Renee Good et Alex Pretti, ces deux Américains sans histoire tués par la police de l’immigration lors de protestations pacifiques, à Minneapolis. C’est pour un autre dérapage de ces forces de l’ordre très décriées que la justice, aux États-Unis, a décidé d’engager des poursuites.Un agent de la police américaine de l’immigration (ICE) a été inculpé lundi pour avoir blessé par balle mi-janvier un immigré vénézuélien à une jambe au cours d’une intervention menée près de son domicile à Minneapolis, alors épicentre de la contestation contre les méthodes de ces agents fédéraux. Le policier quinquagénaire est inculpé de quatre chefs d’accusation pour agression, et d’un pour faux témoignage, a indiqué la procureure locale Mary Moriarty au cours d’une conférence de presse. Un mandat d’arrêt national a été émis.VidéoUn infirmier de 37 ans abattu par des agents de l'ICE à MinneapolisIl est un des deux agents de la police de l’immigration qui ont été suspendus de leurs fonctions mi-février pour avoir menti sous serment au sujet d’un coup de feu tiré pendant une opération qui s’était transformée en course-poursuite le 14 janvier.La justice fédérale avait abandonné peu avant les poursuites qu’elle avait dans un premier temps initié contre deux immigrés vénézuéliens, Julio Cesar Sosa-Celis, l’homme touché à une jambe, et Alfredo Alejandro Aljorna, après avoir constaté que des images de vidéosurveillance contredisaient la version des policiers.La version du policier contredite par les vidéosAu moment des faits, le ministère de la Sécurité intérieure avait affirmé qu’un « immigré vénézuélien en situation irrégulière » avait résisté à son arrestation lors d’un contrôle routier et qu’à ce moment-là, « deux individus (étaient) sortis d’un appartement voisin et (avaient) attaqué l’agent avec une pelle à neige et un manche de balai ». Ce dernier avait alors « tiré un coup de feu défensif pour protéger sa vie », blessant un homme à une jambe.Mais selon le récit de la procureure lundi, le policier n’a « pas été frappé par une pelle ou un balai ». « Il n’a pas été frappé du tout », a-t-elle déclaré. « Il a tiré à travers la porte d’une maison avec de nombreuses personnes, dont des enfants, à l’intérieur, heureusement en ne touchant pas les autres. » « Il n’existe pas d’immunité absolue pour les agents fédéraux qui commettent des actes criminels dans cet État » du Minnesota, a-t-elle affirmé.À la même période que ce coup de feu, deux Américains trentenaires, Renee Good et Alex Pretti, ont été abattus par des agents fédéraux en pleine rue à Minneapolis, alors épicentre des vastes opérations de lutte contre l’immigration voulues par Donald Trump. Leur mort a largement indigné l’Amérique, comme les méthodes brutales adoptées par ICE et ses agents, agissant le plus souvent masqués.
« Il a tiré à travers la porte, avec des enfants à l’intérieur » : un policier de l’ICE poursuivi pour un autre dérapage à Minneapolis
Un agent de la police américaine de l’immigration (ICE) a été inculpé lundi pour avoir blessé par balle mi-janvier un immigré vénézuélien à











