Monde EuropeEurope. Descendue en masse dans la rue, la classe moyenne conservatrice britannique proteste contre les dérives du multiculturalisme et les atteintes à la liberté d’expression.Par Agnès C. Poirier (à Londres)Publié le 23/09/2025 à 16:00bookmarkDes manifestants brandissent une affiche à l'effigie de Charlie Kirk, militant politique américain décédé, lors du rassemblement « Unite The Kingdom » sur le pont de Westminster, près du Parlement, le 13 septembre 2025 à Londres, en Angleterre.Getty Images via AFPLes images filmées par hélicoptère ont fait le tour du monde : le pont de Westminster et le quartier de Whitehall, centre historique et névralgique de la politique britannique depuis plus de trois cents ans, envahis par une foule compacte. La manifestation du 13 septembre à Londres, intitulée Unite the Kingdom (Unir le Royaume) a surpris par son ampleur.Manifester n’est pas dans l’ADN politique des Britanniques, ils n’y ont recours que lorsqu’ils estiment ne pas être entendus par leur Parlement. Ces quarante dernières années, il n’y a eu que trois marches géantes à Londres : celle contre l’interdiction de la chasse au renard en 2002 avec 400 000 manifestants venus de province, contre la guerre en Irak en 2003 et contre le Brexit en 2019 avec pour chacune près d’un million de personnes défilant dans les rues de la capitale. Il faut aujourd’hui en ajouter une quatrième, celle du 13 septembre 2025. La police a parlé de 150 000 participants, les organisateurs d’un million, il semblerait au vu des clichés aériens qu’elle en ait réuni plusieurs centaines de milliers.
Au Royaume-Uni, la montée de l'extrême droite nourrie par l'inquiétude de la "Middle Britain"
Descendue en masse dans la rue, la classe moyenne conservatrice britannique proteste contre les dérives du multiculturalisme et les atteintes à la liberté d’expression.






