Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a qualifié dimanche d’« entièrement justifiée » l’une des attaques les plus massives sur la Russie depuis le début de la guerre, qui a fait quatre morts et mobilisé environ 600 drones, selon les autorités russes.« Nos réponses face à la prolongation de la guerre par la Russie et à ses attaques contre nos villes et nos communautés sont entièrement justifiées », a écrit le président ukrainien sur les réseaux sociaux.L’attaque a eu lieu trois jours après des bombardements russes qui ont fait une vingtaine de morts à Kiev et auxquels les autorités ukrainiennes avaient promis de répondre.Le message de Volodymyr Zelensky était accompagné d’une vidéo montrant ce qui semble être une raffinerie en feu, sans que l’Agence France-Presse (AFP) ait pu en vérifier l’authenticité.« La priorité » de Kiev « demeure le renforcement constant de l’emploi de capacités de frappe à longue portée », a déclaré à l’AFP Robert Brovdi, dit « Madyar », commandant des forces de systèmes sans pilote de l’armée ukrainienne, lors d’une récente interview exclusive accordée avant l’attaque contre Moscou et sa région.Selon Kiev, cette attaque ukrainienne sur la capitale russe est la plus « importante depuis le début de l’invasion » par la Russie en février 2022.Samedi soir, des journalistes de l’AFP avaient pu accéder au lieu, tenu secret, d’où ont été lancés les drones longue portée, semblables à de petits avions, avant qu’ils décollent en direction de la Russie, laissant derrière eux des traînées d’étincelles et de flammes.Si la région de la capitale fait régulièrement l’objet d’attaques de drones, Moscou elle-même, située à plus de 400 kilomètres de la frontière ukrainienne, est plus rarement visée.De son côté, le ministère de la Défense russe a affirmé que sa défense antiaérienne avait abattu 556 drones ukrainiens dans la nuit dans 14 régions, puis 30 autres dans la matinée. Le gouverneur de la région de Moscou, Andreï Vorobiov, a indiqué qu’une femme et deux hommes ont été tués aux alentours de la capitale.L’une des victimes était un citoyen indien travaillant en Russie, a indiqué l’ambassade de l’Inde à Moscou dans un communiqué.« Le choc a été si violent qu’il m’a presque fait tomber du lit, et je pèse lourd. J’ai ouvert ma fenêtre et j’ai vu de la fumée s’élever », a témoigné à l’AFP Konstantine, 39 ans, habitant du quartier de Poutilkovo, dans la banlieue de Moscou.