Donald Trump a proféré dimanche de nouvelles menaces d’anéantissement de l’Iran, deux mois et demi après le début du conflit avec Téhéran, tandis qu’un drone s’est abattu près d’un site nucléaire aux Émirats arabes unis.« Il ne restera rien » de l’Iran si ce pays n’arrive pas rapidement à un accord avec les États-Unis, a averti le président américain sur sa plateforme Truth Social, alors que les deux pays ne se sont plus parlé directement depuis des entretiens au Pakistan mi-avril. « Pour l’Iran, le temps presse », a prévenu Donald Trump. Les Iraniens « feraient mieux d’agir rapidement, sinon il ne restera plus rien d’eux ».Après plus d’un mois de trêve, la perspective d’un règlement du conflit, qui a débuté le 28 février, reste lointaine, et le président américain a qualifié le 10 mai de « totalement inacceptable » la dernière proposition iranienne pour régler le conflit.Avant même le message de Donald Trump, Téhéran avait lancé dimanche un avertissement à Washington.« Le président américain devrait savoir que si […] l’Iran est de nouveau agressé, les ressources et l’armée de son pays seront confrontées à des scénarios inédits, offensifs, surprenants et tumultueux », a averti le porte-parole des forces armées, Abolfazl Shekarchi.Le vice-président du Parlement, Hamidreza Haji-Babaï, a déclaré que si les installations pétrolières iraniennes étaient visées, l’Iran frapperait des sites pétroliers dans la région.Attaque « terroriste »Sur l’autre rive du Golfe, un incendie s’est déclaré après une frappe de drone près de la centrale nucléaire de Barakah, aux Émirats arabes unis.La frappe n’a pas fait de blessés ni provoqué de hausse de la radioactivité, mais les autorités ont dénoncé une « escalade dangereuse » et l’Arabie saoudite une « menace pour la sécurité et la stabilité de la région ».Sans accuser nommément l’Iran, qui a frappé des pays de la région à plusieurs reprises depuis le début du conflit, un conseiller du président émirati a dénoncé une attaque « terroriste », semblant suggérer une implication de Téhéran.L’Agence internationale de l’énergie atomique a exprimé sa « profonde préoccupation ».Malgré ces tensions, la diplomatie n’est pas totalement éteinte et le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, dont le pays tente de jouer un rôle de médiateur, a rencontré à Téhéran le principal négociateur iranien et président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf.Dans un message sur les réseaux sociaux à l’issue de cet entretien, ce dernier n’a pas prononcé de paroles d’apaisement.« Certains États de la région pensaient que la présence des États-Unis leur apporterait la sécurité, mais les événements récents montrent que cette présence est non seulement incapable d’apporter la sécurité mais est en plus source d’insécurité », a dénoncé M. Ghalibaf.
Nouvelles menaces de Trump en Iran, frappe près d’un site nucléaire émirati
Après plus d’un mois de trêve, la perspective d’un règlement du conflit, qui a débuté le 28 février, reste lointaine.










