Société EducationChronique. La chute de la démographie scolaire ne laissera pas au pays le loisir de s’adapter sur le temps long : ses conséquences sont immédiates.Par Antoine LevyPublié le 15/04/2026 à 08:00bookmarkUne cour d'école primaire à Bordeaux lors de la rentrée scolaire de septembre 2025.PHOTOPQR/SUD OUEST/MAXPPPPour la première fois depuis 1945, la France a enregistré, en 2025, moins de naissances (645 000) que de décès (651 000). Cette décroissance naturelle de la population, liée à l'effondrement de la fertilité chez les moins de 30 ans et aux prémices de la vague de décès des baby-boomers de l'immédiat après-guerre, n’est pas spécifique à l'Hexagone, dont la trajectoire suit, avec quelques années de retard, celle de nombre de pays développés comme le Japon ou l’Allemagne. Sans inversion rapide des tendances récentes de fertilité, les projections démographiques laissent entrevoir une stagnation, voire une baisse de la population dans les 30 à 50 prochaines années, et un vieillissement accéléré qui porterait la part des plus de 60 ans au-delà de 35 %, et celle des moins de 20 ans bien au-dessous de 20 %.
Effondrement des naissances : ce séisme qui guette l’école française, par Antoine Levy
La chute de la démographie scolaire ne laissera pas au pays le loisir de s’adapter sur le temps long : ses conséquences sont immédiates.






