Economie EntreprisesIls font bouger l'Europe. La fin annoncée de son partenariat avec la Fifa est un vrai coup dur pour le roi italien des albums et des vignettes. S'il reste très dépendant du football, Panini investit déjà au-delà du sport.Publié le 17/05/2026 à 08:45bookmarkL'album Panini de la Coupe du Monde 1998, photographié au siège social de l'entreprise, à Modène.BL/ L'ExpressDans le monde du football, l'annonce a fait l'effet d'un petit séisme. Les mots de Gianni Infantino, le 7 mai dernier, ont probablement fait déraper plus d’un collage de stickers. Le président de la très puissante Fédération internationale de football (Fifa) a donné le coup de sifflet final au partenariat noué depuis soixante ans avec la société italienne Panini et ses fameux albums de vignettes autocollantes. Commencée lors de la Coupe du monde 1970, l'aventure s’achèvera après celle de 2030. Le concurrent américain Fanatics prendra le relais l'année suivante."C’est une grande déception. Un coup dur pour tout ce patrimoine construit pendant des décennies", regrette Sébastien Dallain, le patron de Panini France. L’entreprise doit encaisser le coup dans une période aussi cruciale que chargée, au moment où elle lance ses derniers produits en amont du Mondial organisé aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada, du 11 juin au 19 juillet. La compétition est traditionnellement une vraie locomotive pour son activité, le rendez-vous qui fait décoller ses ventes - qu'elle ne communique pas. Après avoir atteint des sommets au Qatar il y a quatre ans, l’éditeur italien espère encore gagner 30 à 40 % de chiffre d'affaires cette année.