Le Hamas et d’autres groupes palestiniens se sont rendus coupables de « violences sexuelles systématiques, à grande échelle » lors de l’attaque du 7 octobre 2023 sur Israël et pendant la captivité des otages à Gaza, selon le rapport d’une commission d’enquête israélienne publié mardi.« À l’issue d’une enquête indépendante de deux ans, la Commission civile conclut que les violences sexuelles et fondées sur le genre ont été systématiques, à grande échelle, et constitutives des attaques du 7-Octobre et de leurs suites », écrit cette commission créée spécifiquement pour enquêter sur les crimes sexuels du Hamas.Parmi les dizaines de témoignages cités dans ce rapport, celui de Raz Cohen, un rescapé du festival de techno Nova, lieu du plus grand massacre de cette journée avec plus de 370 morts, qui a décrit le viol d’une femme.« Je les ai vus la violer. Pendant qu’ils la violaient, nous l’entendions crier. Puis ils l’ont assassinée. Et ensuite ils l’ont violée à nouveau, même quand elle ne bougeait plus ».Le rapport de 300 pages de cet organisme fondé en novembre 2023 par une juriste israélienne vient compléter d’autres enquêtes, notamment de l’ONU ou d’ONG internationales, et témoignages de survivants pour documenter l’ampleur des violences sexuelles commises ce jour-là lors de l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas sur Israël et contre des otages durant leur captivité dans la bande de Gaza.Contre le déni« Dans de multiples lieux et à différentes phases de l’assaut, y compris lors de l’enlèvement, du transfert et de la captivité [des otages], le Hamas et ses [alliés] ont eu recours de façon répétée à des tactiques de violences sexuelles et de torture contre les victimes », note le rapport.« Ces crimes se sont distingués par une extrême cruauté et des souffrances humaines profondes, souvent infligées de manière à intensifier la terreur et l’humiliation », ajoute le texte.Le rapport dit s’appuyer sur « une large documentation factuelle, comprenant des témoignages filmés originaux de survivants et de témoins, des entretiens, des photographies, des vidéos, des dossiers officiels et d’autres sources primaires provenant des lieux des attaques ».Il conclut « sans équivoque » que « les violences sexuelles et fondées sur le genre ont constitué un élément central de l’attaque du 7 octobre 2023 et de la captivité des otages ».Cette instance dit souhaiter par son travail « faire en sorte que les souffrances endurées par les victimes ne soient ni niées, ni effacées, ni oubliées » et fournir « une base factuelle et juridique solide » en vue de la poursuite des responsables devant les tribunaux compétents.L’attaque surprise du Hamas a entraîné la mort de 1221 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP.Le 7 octobre 2023, 251 personnes, dont 44 mortes, avaient été enlevées et 41 otages ont péri en captivité. Les autres ont été libérés, dont les vingt derniers en octobre 2025 à la faveur du cessez-le-feu entré en vigueur ce mois-là.
Le Hamas accusé de violences sexuelles «systématiques» lors de l’attaque du 7 octobre 2023
Un tribunal militaire spécial pourra prononcer la peine de mort contre les Palestiniens qui ont participé à l’attaque.










