Longue poignée de mains à l’entrée du Palais de l’Assemblée du peuple, place Tian’anmen. Banquet protocolaire. Sourires. Et messages appelant à la coopération et soulignant l’amitié entre les deux peuples.Le sommet de deux jours entre Donald Trump et Xi Jinping en Chine a évité, en surface, d’afficher trop de divisions. Mais derrière les portes closes, c’est une autre histoire qui s’est écrite.Loin des caméras, les propos se sont faits plus directs, parfois plus menaçants, comme sur Taïwan : Xi Jinping évoquant un risque de conflit entre les deux pays si la question de ce territoire insulaire indépendant et démocratique, proche de Washington, mais revendiqué par Pékin, était « mal gérée ».C’est dans ce climat de divergence que les délégations des deux États ont bien été forcées aussi d’insérer une autre question tout aussi délicate : celle de l’intelligence artificielle (IA), dont le risque qu’elle fait peser sur l’humanité, dans ses applications militaires comme dans son détournement par des esprits malveillants, ne peut plus être contourné par les deux puissances mondiales qui façonnent ces technologies.Et ce risque s’amplifie dans le contexte où les États-Unis et la Chine se livrent désormais à une véritable compétition pour développer des armes alimentées par l’IA, capables de causer des dégâts considérables sans intervention humaine.