Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Le Monde Afrique Le Monde Afrique Géopolitique Géopolitique Géopolitique Les habitants des îles Chagos, déplacés de force par le colonisateur britannique, il y a soixante ans, espéraient pouvoir y revenir avec la restitution attendue de l’archipel à Maurice. Mais la base militaire américaine installée sur l’atoll principal, Diego Garcia, joue un rôle pivot au cœur de l’océan Indien. Article réservé aux abonnés On s’affaire en cuisine. Quelques minutes avant une réunion sous haute tension du Chagos Refugees Group (CRG, « groupe réfugiés Chagos »), les sodas jaillissent des frigos, les plats mijotent sur le feu. On dresse la table dans le local de cette association de défense de la communauté chagossienne de Port-Louis, la capitale mauricienne. Une quarantaine de membres vont bientôt s’y asseoir, les chaises s’entrechoquant bruyamment jusque dans le couloir. Une semaine plus tôt, le 11 avril, le Royaume-Uni a annoncé par voie de presse la suspension de l’accord qui devait restituer les Chagos à l’île Maurice et ouvrir – enfin – la voie à leur retour sur cet archipel isolé, dont environ 1 500 d’entre eux furent déportés il y a soixante ans. A cette évocation, Janine Sadrien, 69 ans, serre de ses doigts noueux sa coiffe fleurie : « Je te le dis franchement, dit-elle en créole, j’ai pleuré. » Il vous reste 95.71% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« En voyant cette mer, on avait crié : “Paradis !” » Avec la guerre en Iran, les Chagossiens voient s’évanouir le rêve d’un retour sur leurs îles
Les habitants des îles Chagos, déplacés de force par le colonisateur britannique, il y a soixante ans, espéraient pouvoir y revenir avec la restitution attendue de l’archipel à Maurice. Mais la base militaire américaine installée sur l’atoll principal, Diego Garcia, joue un rôle pivot au cœur de l’océan Indien.
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