Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Vidéos Vidéos Vidéos Enquêtes vidéo Enquêtes vidéo Enquêtes vidéo En envahissant le sud du Liban, l’armée israélienne est confrontée à des frappes de drones FPV pilotés par des membres du Hezbollah grâce à des casques d’immersion et de la fibre optique. Ces armes apparues en Ukraine ont fait leurs premières victimes en Israël. Article réservé aux abonnés Une douzaine de soldats israéliens, gants médicaux sur les mains, sont regroupés autour d’une civière. Ils transportent vers un hélicoptère un de leurs sept camarades qui viennent d’être ciblés, ce 26 avril 2026, par un drone explosif du Hezbollah à Taybeh, dans le sud du Liban. Une des victimes, Idan Fox, 19 ans, a été tuée par la frappe. C’est la première fois qu’une arme de ce type – un drone « FPV » (pour first person view, donc piloté en vue « première personne ») – tue un Israélien dans ce conflit. Et les soldats ne le savent pas, mais un second drone du même type leur fonce dessus, comme en témoignent les vidéos ci-dessous. Cette fois-ci l’explosion ne blesse personne. Le drone est tombé de peu à côté de sa cible. Depuis le début de l’offensive israélienne dans le sud du Liban, et la reprise des combats avec le Hezbollah, en mars, les usages de drones FPV par le parti-milice chiite se multiplient. Ces petits appareils civils équipés d’une munition (comme une roquette) qui explose à l’impact et pilotés à l’aide de casques d’immersion ont tué quatre Israéliens : trois soldats et un civil manœuvrant un engin de chantier (utilisé pour raser des bâtiments dans le sud du Liban). Des dizaines d’autres ont été blessés. Le Hezbollah est également parvenu à envoyer des FPV jusque sur le territoire israélien, touchant l’une des batteries antimissiles du Dôme de fer. « Le Hezbollah recherche un avantage asymétrique contre une armée beaucoup plus puissante que lui, et se tourne vers une technologie qui a fait ses preuves en Ukraine », analyse Samuel Bendett, chercheur au Center for New Americain Security. Car c’est là-bas que l’usage de ces armes, maniables et peu chères, a commencé en 2022. Les drones FPV y dominent maintenant les combats, et apparaissent dans les conflits du monde entier, du Mali à Haïti en passant par la Birmanie ou la Syrie. Russes et Ukrainiens ont envoyé des dronistes des deux côtés du front pendant l’offensive contre le régime syrien de Bachar Al-Assad, fin 2025. Il vous reste 73.59% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.