Le chanteur marocain Saad Lamjarred arrive à la Cour d’assises de Draguignan (Var), le 11 mai 2026. MIGUEL MEDINA/AFP
Le chanteur marocain Saad Lamjarred a été condamné, vendredi 15 mai, à une peine de cinq ans de prison sans mandat de dépôt pour le viol d’une jeune fille, rencontrée à Saint-Tropez en 2018, par la cour d’assises de Draguignan. En pleurs à l’annonce du verdict, la star a serré dans ses bras son épouse et sa belle-mère. Il avait comparu libre à ce procès.
A la demande de la plaignante, le procès, qui a débuté lundi matin, s’est déroulé à huis clos, ce qui est de droit pour les affaires de viol. Au terme des débats, le parquet avait requis dix ans de prison à l’encontre du chanteur de 41 ans, très populaire dans tout le monde arabe.
M. Lamjarred a également été condamné à verser à la jeune femme 30 000 euros de dommages et intérêts et 5 000 euros de frais d’avocat. Son conseil, Me Christian Saint-Palais, s’est refusé à tout commentaire sur le verdict.
De son côté, Me Dominique Lardans, l’avocat de la partie civile, s’est dit « satisfait ». Il a toutefois ajouté que « ce n’est pas en chargeant la victime qu’on aboutit à un acquittement ». Le chanteur a toujours nié le viol. Il avait fait trois mois de détention provisoire en 2018 dans cette affaire. Prévu pour décembre 2025, déjà plus de sept ans après les faits, le procès avait été reporté parce que la présidente de la cour était souffrante.






