Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Festival de Cannes 2026 Festival de Cannes 2026 Festival de Cannes 2026 La comédienne, élevée en Allemagne de l’Est, met son visage grave au service du film « Fatherland », de Pawel Pawlikowski, en compétition, qui plonge dans le désarroi du pays après la seconde guerre mondiale. Article réservé aux abonnés L’Autrichien Karl Kraus (1874-1936), dans ses célèbres aphorismes, écrivait : « Une femme qui ne peut pas être laide n’est pas belle. » Sandra Hüller a cette géniale capacité : celle de traverser les rôles avec la même puissance, qu’il s’agisse de la laideur d’une âme – la « reine d’Auschwitz » dans La Zone d’intérêt, de Jonathan Glazer – ou du soleil intérieur d’une femme accusée du meurtre de son mari dépressif, dans Anatomie d’une chute, de Justine Triet. Ces films ont tous deux été récompensés au Festival de Cannes en 2023. Lire l’entretien avec Sandra Hüller (en 2023) : Article réservé à nos abonnés Sandra Hüller : « Les personnages simples ne m’intéressent pas » On la retrouve aujourd’hui de nouveau en compétition avec Fatherland, de Pawel Pawlikowski, les intenses yeux pétrole brillant au soleil, poudrée, coiffée, cintrée dans une robe raide et vert-de-gris très Allemagne de l’Est postcommuniste (« Je le dirai à Chanel », s’amuse-t-elle), l’air tout droit sortie du film dans lequel elle interprète la fille de l’écrivain Thomas Mann (1875-1955) revenant en 1949 de son exil en Californie pour une visite dans son pays qui se déchire en deux. Débuts de la guerre froide. Il vous reste 83.58% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.