Collection croisière 2027 de Dior, présentée au Musée d’art du comté de Los Angeles (Lacma), aux Etats-Unis, le 13 mai 2026. PATRICK T. FALLON/AFP

Mercredi 13 mai, au crépuscule, une activité inhabituelle agite le Musée d’art du comté de Los Angeles (Lacma), aux Etats-Unis. Ce qui rassemble quelque 900 personnes, ce n’est pas l’indéniable beauté des galeries David Geffen, réalisées par l’architecte Peter Zumthor et fraîchement inaugurées, mais le défilé croisière Dior 2027, qui a lieu sous la nouvelle dalle de béton, où quatre Cadillac vintage rutilantes servent de décor.

Bernard Arnault, le PDG de LVMH, à qui appartient la marque, a fait le déplacement. En face de lui, les stars les plus influentes du moment sont réunies, avec notamment l’actrice Anya Taylor-Joy, les chanteuses Sabrina Carpenter, Miley Cyrus ou encore Jisoo des Blackpink. Comme les nombreuses clientes Dior présentes à cet événement, elles portent des créations de Jonathan Anderson, le directeur artistique, qui fête le 14 mai un an de présence au sein de la maison.

Il s’agit de sa première collection croisière et de son sixième défilé pour Dior. Si le style du designer britannique, qui dit « refuser d’appliquer toujours la même formule », a parfois dérouté son auditoire (en choisissant Paul Poiret comme source d’inspiration, par exemple), on commence à mieux comprendre sa logique et, surtout, ses intentions. « Dior est une marque très particulière, à laquelle les gens sont attachés émotionnellement, ils y projettent leurs névroses ou leurs fantasmes », estime le créateur, pour qui la mission consiste à restaurer la gloire originelle de la marque en s’appuyant sur le travail des différents directeurs artistiques passés par là, tels que Marc Bohan, John Galliano ou Maria Grazia Chiuri.