Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Énergies renouvelables Énergies renouvelables Énergies renouvelables L’appareil, transformé en drone, participait à un exercice de la marine américaine. Il a été victime de la météo, selon son nouveau propriétaire, Skydweller Aero. Solar Impulse 2 avait réussi un tour du monde en volant à l’énergie solaire en 2016. L’avion pionnier de Bertrand Piccard, qui avait effectué en 2016 un tour du monde à l’aide de batteries électriques, est tombé en mer début mai dans le golfe du Mexique, a annoncé, mardi 12 mai, son propriétaire aux Etats-Unis. L’appareil avait été transformé en drone. Solar Impulse 2 avait bouclé en juillet 2016 à Abou Dhabi un tour du monde historique en volant jour et nuit à l’énergie solaire et sans une goutte de carburant après un périple de vingt-trois jours effectifs de vol et de 43 041 km. L’appareil avait été vendu trois ans plus tard à une société, Skydweller Aero, qui l’a transformé en drone. Elle a procédé à son « abandon contrôlé » au sud de la Floride (sud-est des Etats-Unis), a fait savoir l’entreprise hispano-américaine dans un communiqué. Skydweller Aero a expliqué que l’avion avait été victime de la météo et n’avait pas été en mesure de regagner son point de départ à Stennis, dans le Mississippi. Parti le 26 avril, il s’est abîmé en mer le 4 mai, selon Skydweller Aero, qui salue « un record de huit jours et quatorze minutes validant la réalité d’un vol à l’énergie solaire perpétuel dans le cadre d’une mission militaire », l’avion ayant participé à un exercice de la marine américaine. La perte d’un fleuron technologique Le Bureau national de la sécurité dans les transports (NTSB) a confirmé l’accident et l’ouverture d’une enquête dans une notice officielle. Interrogée par l’agence de presse suisse ATS-Keystone, l’équipe de Solar Impulse s’est dite « attristée par la perte d’un fleuron technologique » tout en soulignant qu’il ne s’agissait plus « de l’avion Solar Impulse, puisque ce dernier avait été repris et profondément modifié ». Les Suisses Bertrand Piccard et André Borschberg s’étaient relayés aux commandes de l’appareil en 2016 lors de son tour du monde. Pesant une tonne et demie mais aussi large qu’un Boeing 747, l’avion avait volé à une vitesse moyenne d’environ 80 km/h grâce à des batteries qui emmagasinaient l’énergie solaire captée par quelque 17 000 cellules photovoltaïques sur ses ailes. Le Monde avec AFP