File d’attente pour recevoir de l’aide, dans la cour d’un poste de police transformé en centre d’accueil pour les personnes déplacées, à Port-au-Prince, le 13 mai 2026. ODELYN JOSEPH/AP

Pays le plus pauvre des Caraïbes, Haïti est ravagé par la violence des gangs qui multiplient attaques sanglantes, enlèvements et viols. Et la situation ne cesse de se détériorer. « Des maisons ont été pillées et incendiées. Plusieurs boutiques et écoles ont été vandalisées », a décrit, mercredi 13 mai, Fritznel Pierre, responsable d’une organisation de défense des droits humains, à l’antenne de la radio locale Magik 9, à propos de violences armées survenues dimanche dans des quartiers situés au nord de la capitale, Port-au-Prince.

« Autant de blessés par balles en si peu de temps, on n’avait jamais eu ça », explique également Sarah Chateau, responsable des opérations de Médecins sans frontières en Haïti.

Des quartiers du nord de Port-au-Prince étaient, mercredi, toujours en proie à des affrontements entre groupes armés, et ce malgré l’envoi par la police haïtienne de plusieurs unités pour les sécuriser, a souligné une source policière à l’Agence France-Presse (AFP).

Ces violences ont entraîné le déplacement de quelque 5 300 personnes en l’espace de trois jours, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).