Une employée présente un collier en or dans une bijouterie d’Amritsar (Pendjab, Inde), le 12 mai 2026. NARINDER NANU/AFP

La décision ne s’est pas fait attendre. Tard dans la nuit, mardi 12 mai, alors que la roupie avait enregistré son niveau historique le plus bas quelques heures auparavant par rapport au dollar, le gouvernement indien a doublé les taxes sur les importations d’or et d’argent. A compter de mercredi, elles passent de 6 % à environ 15 %. L’objectif pour l’Inde, en prise avec les multiples conséquences du conflit au Moyen-Orient, est de ralentir la baisse des réserves de change, l’achat d’or s’effectuant en dollar. Cette pression sur la balance des paiements contribue à la dépréciation de la roupie par rapport au dollar, qui rend les importations plus chères. Et menace ainsi la consommation et l’investissement et par ricochet la croissance. Mardi après-midi, 1 dollar s’échangeait pour 95,73 roupies (0,85 euro).

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés En Inde, la colère prend de l’ampleur parmi les travailleurs : « Il est devenu de plus en plus difficile d’acheter de quoi manger »

Lire plus tard

Depuis le début de l’offensive américaine en Iran, fin février, la roupie a chuté de près de 5 % face au dollar américain, et s’est révélée être la devise la moins performante d’Asie depuis le début de l’année 2026. Le blocage du détroit d’Ormuz, par lequel transite un cinquième du pétrole mondial et du gaz naturel liquéfié (GNL), a provoqué une onde de choc dans les pays d’Asie comme l’Inde, qui importe plus de 80 % de sa consommation d’hydrocarbures.