Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Intimités Intimités Intimités Amours de jeunesse Amours de jeunesse Amours de jeunesse Ils se sont connus, se sont aimés, se sont séparés. Puis le tourbillon de la vie les a fait se retrouver. Laurence (les prénoms ont été changés), 53 ans, raconte son histoire avec Sylvain, qui, en février, avait confié au « Monde » sa version de leurs retrouvailles. Article réservé aux abonnés Première rencontre « Ado déjà, je suis très Tim Burton : l’enfant invisible, petit monstre timide. Ma vie imaginaire est plus riche que la vie réelle, malgré de très belles amitiés. A la maison, l’éducation contrôle, serre et imprègne de culpabilité. Aînée de ma fratrie, il ne faut faire ni ceci ni cela, être toujours occupée entre école et sport. Les études sont ma fenêtre, le catéchisme me fascine. Monaco, c’est petit, le moindre éternuement de ma part peut être rapporté à mes parents. Cette hypervigilance interdit liberté, vie privée et insouciance. Ni triste ni en rébellion, je demeure une impeccable disciple à l’école comme avec ma mère, car je sais qu’après le lycée je partirai d’ici. Au milieu de cette année 1986, il y a Sylvain. Au collège, jamais je ne vais vers lui et jamais je ne lui parle, car, en bonne introvertie que je suis, le voir de loin suffit à me faire du bien. Blond, les yeux bleus et doux, il ressemble à un enfant du soleil, au bord de la mer, en Grèce. Quand je pense à lui, des dauphins dansent autour de ses taches de rousseur. Il vous reste 87.48% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.