Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Pakistan Pakistan Pakistan De nombreux membres de la communauté chiite pakistanaise, qui entretient un fort rapport de proximité avec l’Iran, témoignent des expulsions arbitraires dont ils sont victimes depuis la mi-avril. Deux millions de Pakistanais chiites vivent dans le pays ; beaucoup depuis plusieurs années. Article réservé aux abonnés Ali Abbas, un comptable pakistanais de 38 ans, travaillait depuis quinze ans dans une institution gouvernementale des Emirats arabes unis. Il a été brutalement expulsé, fin avril. « J’ai été convoqué dans un bureau d’une agence gouvernementale où mon téléphone portable a été confisqué et la carte SIM retirée. On m’a dit que mon visa était annulé et que je serais expulsé plus tard dans la journée. Ce fut un choc énorme pour ma famille et moi : j’ai passé quinze ans à bâtir ma carrière et, en quelques minutes, tout a été réduit à néant. » Il est parti sans percevoir ses indemnités de fin de contrat pour plus d’une décennie de travail. Son téléphone ayant été confisqué, il a perdu l’accès à son compte bancaire et à son épargne. Le comptable a laissé sur place tous ses biens (meubles, voiture…). « J’ai été expulsé du pays, avec pour seuls biens mon passeport et mon portefeuille. Ma seule faute était ma foi. » Ali Abbas est chiite et, comme lui, des milliers de Pakistanais de ce courant de l’islam ont été renvoyés depuis la mi-avril. Un haut dignitaire chiite pakistanais, Muhammad Amin Shaheedi, a avancé le chiffre de 5 000 familles chiites, soit un total de 15 000 personnes, dont beaucoup sont installés aux Emirats depuis plusieurs années ou décennies. Il vous reste 82.29% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.