OpenAI espère, à partir de 2026, disposer de sa première puce maison. L’information, rapportée par le Financial Times le 5 septembre, n’a pas fait les gros titres mais elle illustre une tendance. La start-up d’intelligence artificielle (IA) s’est lancée dans la conception d’un processeur destiné à réaliser une partie des énormes calculs informatiques nécessaires pour répondre aux requêtes des utilisateurs de son célèbre assistant ChatGPT et pour entraîner ses futurs modèles d’IA. OpenAI a pour cela constitué une équipe de 40 personnes et s’est appuyé sur un partenaire, Broadcom. Ce spécialiste des semi-conducteurs a vu son titre bondir en Bourse de 9 % à cette annonce, que l’entreprise de Sam Altman ne commente pas officiellement.

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Data centers et intelligence artificielle : la course au gigantisme

Pourquoi une entreprise de logiciels cherche-t-elle à faire produire ses propres puces ? Le cas d’OpenAI est en fait loin d’être isolé : la plupart des géants de la tech actifs dans l’IA, de Google à Amazon en passant par Meta ou Microsoft, ont commencé à concevoir des processeurs. « Depuis le début de l’essor de l’IA, les grands acteurs achètent des puces à Nvidia. Mais ils se disent aujourd’hui qu’il doit y avoir une alternative à la situation actuelle où ils versent des milliards à cette entreprise dont les marges sont très conséquentes », décrypte Sébastien Sztabowicz, analyste chez Kepler Cheuvreux.