Le camp d’Al-Hol, dans le nord-est de la Syrie, le 28 août 2025. DELIL SOULEIMAN/AFP
Trois femmes âgées de 18 à 34 ans et dix enfants qui étaient détenus dans les camps de prisonniers djihadistes du nord-est de la Syrie ont été rapatriés, mardi 16 septembre en début de matinée, sur le territoire français, a annoncé le Parquet national antiterroriste (PNAT).
Parmi les femmes majeures, « deux ont été placées en garde à vue, sur commission rogatoire du juge d’instruction », précise-t-il dans un communiqué. « Une autre femme, faisant l’objet d’un mandat d’arrêt, sera présentée à un juge d’instruction dans la journée » en vue d’une possible mise en examen.
« Les mineurs sont pris en charge dans le cadre de procédures d’assistance éducative sous la responsabilité du parquet près le tribunal judiciaire de Versailles », poursuit le PNAT, qui « assurera le suivi centralisé des mineurs concernés, en lien avec les parquets territoriaux ». « La France remercie les autorités syriennes de transition ainsi que l’administration locale du Nord-Est syrien, qui a rendu possible cette opération », a déclaré le porte-parole du ministère de l’Europe et des affaires étrangères.
Cette opération est une première depuis juillet 2023 en France, où ces retours restent une question sensible, dix ans après la vague d’attentats djihadistes sur le sol national. La France a procédé à plusieurs opérations de rapatriement de femmes et d’enfants de Syrie depuis 2019, avant de les cesser à l’été 2023, faute de volontaires, selon les autorités, et ce malgré des condamnations internationales dont celle de la Cour européenne des droits de l’homme en 2022. Paris refusait, depuis, de se rendre sur place, au motif de la dangerosité des opérations. Au total, 179 enfants et 60 femmes ont été rapatriées depuis 2019, précise une source diplomatique.







