Samuel Umtiti, après son but contre la Belgique en finale de la Coupe du monde 2018, en juillet 2018, en Russie. NATACHA PISARENKO / AP

A 31 ans, le défenseur central et ancien international Français Samuel Umtiti a annoncé, lundi 15 septembre, la fin de sa carrière, car son « corps n’a pas suivi ». « Après avoir vécu une carrière intense avec des hauts et des bas, le moment est venu de dire au revoir… J’ai tout donné avec passion et je ne regrette rien », a déclaré le champion du monde 2018 sur Instagram, avec une vidéo tournée au Groupama Stadium, l’enceinte de l’Olympique lyonnais (OL) qui l’a formé.

Impérial et élément indispensable du titre de 2018 conquis en Russie, Umtiti, handicapé par des blessures à répétition, principalement au genou, n’a jamais disputé plus de 20 matchs par saison jusqu’en 2022 : 15 (2018-2019), 18 (2019-2020), 16 (2020-2021), 1 (2021-2022). En 2022 à Lecce, il voit un rebond dans sa carrière émaillée de passages à l’infirmerie. En Italie, il dispute 25 rencontres de championnat, mais rechute en regagnant la France et Lille où il ne jouera que 13 matchs en deux saisons.

Formé à Lyon et passé par le FC Barcelone, il a été l’un des artisans du titre de champion du monde des Bleus en 2018, dont il aura porté le maillot à 31 reprises pour 4 buts inscrits, en marquant l’unique but en demi-finale contre la Belgique (1-0), une action célébrée par une danse vantée par le rappeur Vegedream. Ce sacre a été « un moment de communion inoubliable », selon ses mots. Mais « Sam » n’a jamais retrouvé le niveau qui avait été le sien lors de cette compétition : impérial en défense, dominateur dans le duel physique.