Des réfugiés afghans patientent à la frontière avec le Pakistan, à Chaman, pour être renvoyés chez eux, en septembre 2025. ABDUL BASIT / AFP
Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a dit, jeudi 11 septembre, avoir été forcé de suspendre son aide en faveur des migrants afghans de retour dans leur pays, après que des employées ont été empêchées par le gouvernement taliban de venir travailler.
Mardi, « à la suite des instructions des autorités de facto [talibanes] interdisant au personnel féminin afghan de travailler, le HCR a été contraint de suspendre ses activités dans ses centres de distribution d’aide pécuniaire à travers l’Afghanistan », a déclaré l’agence onusienne. « Cette décision a été prise pour des raisons opérationnelles, car il est impossible, sans personnel féminin, d’interroger et de recueillir des informations sur les 52 % de migrants de retour dans le pays qui sont des femmes », a précisé le HCR, dans un communiqué publié sur X.
Depuis la fin de 2023, le Pakistan et l’Iran ont poussé plus de quatre millions d’Afghans à rentrer dans leur pays. Pour nombre d’entre eux, l’ONU s’alarme de « retours forcés ». L’agence assure mener des « discussions constructives » avec le gouvernement. Sollicitées par l’Agence France-Presse, les autorités n’ont pas commenté dans l’immédiat.









