A gauche, le président malawien, Lazarus Chakwera, en 2022. A droite, son prédécesseur, Peter Mutharika, en 2019. AFP - REUTERS
Au Malawi, le duel électoral indécis prévu la semaine prochaine entre le président sortant et son prédécesseur laisse peu d’espoir de changement aux habitants de ce pays d’Afrique australe emporté dans une spirale d’inflation, de pénuries et de chômage. Parmi les 17 candidats à l’élection présidentielle du mardi 16 septembre figurent deux anciens présidents et l’actuel chef de l’Etat, Lazarus Chakwera. Les Malawiens voteront le même jour pour élire le Parlement et les assemblées locales.
« Les gens ont le sentiment d’être coincés », estime auprès de l’Agence France-Presse (AFP) Michael Jana, professeur de sciences politiques malawien à l’université du Witwatersrand, en Afrique du Sud : « L’économie est en crise, les hommes politiques sont toujours les mêmes, et la plupart des gens ne pensent pas que cette élection va changer leur vie », dépeint-il.
En quête d’un deuxième mandat, Lazarus Chakwera, prêtre évangélique de 70 ans, avait accédé au pouvoir après l’annulation des résultats des élections de 2019 pour des irrégularités. Lors du nouveau scrutin, en 2020, le leader du Parti du Congrès du Malawi (MCP) avait obtenu près de 59 % des voix et privé d’un second mandat Peter Mutharika, du Parti démocrate-progressiste (DPP).







