La ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, quitte l’Élysée à Paris après une réunion hebdomadaire du Conseil des ministres, le 3 septembre 2025. LUDOVIC MARIN / AFP

Une mission pour tenter d’amoindrir l’offensive des climatosceptiques contre la transition écologique. Lundi 8 septembre, quelques heures avant d’échouer à obtenir la confiance de l’Assemblée nationale et de démissionner, le premier ministre François Bayrou a signé une lettre pour lancer une mission « qui aura pour objectif de documenter et de quantifier l’étendue de la fracture écologique ainsi que de formuler des recommandations pour en mitiger ses effets », selon le document que Le Monde a pu consulter.

Cette idée avait été émise par la ministre de la transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, lors de ses vœux, le 28 janvier. A l’époque, les attaques de l’extrême droite et de la droite contre les agences de l’environnement se multipliaient. Lors de sa déclaration de politique générale, le 14 janvier, M. Bayrou avait lui-même critiqué les agents de l’Office français de la biodiversité qui « viennent contrôler le fossé ou le point d’eau avec une arme à la ceinture, dans une ferme déjà mise à cran, c’est une humiliation, et c’est donc une faute ». Quelques mois après la crise agricole et dans le sillage de l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis, de nombreux responsables politiques décrivaient l’écologie comme un effort demandé par les « élites » aux catégories populaires et aux travailleurs.