L’ancien premier ministre thaïlandais, Thaksin Shinawatra, et avec sa fille, l’ex-première ministre thaïlandaise, Paetongtarn Shinawatra, (2ᵉ à droite), à la Cour suprême de Bangkok, le 9 septembre 2025. MANAN VATSYAYANA / AFP

La Cour suprême de Thaïlande a jugé, mardi 9 septembre, que l’ancien premier ministre, Thaksin Shinawatra, devait être emprisonné immédiatement, et ce pour un an, en plein tournant pour son clan politique écarté du pouvoir. Condamné à huit ans d’emprisonnement pour corruption, l’homme politique le plus influent du pays n’avait passé que six mois en détention, à l’hôpital, après son retour d’exil, en 2023.

La Cour suprême a jugé mardi qu’il n’avait pas correctement purgé sa peine d’emprisonnement. « L’avoir envoyé à l’hôpital n’était pas légal, l’accusé sait que sa maladie ne constituait pas un problème urgent, et être resté à l’hôpital ne peut compter comme une peine de prison », a-t-elle exposé dans sa décision. Elle a ordonné l’incarcération immédiate à Bangkok de cette figure de la vie politique nationale.

Une centaine de policiers étaient mobilisés mardi matin devant la Cour suprême, où une poignée de partisans de M. Shinawatra se sont rassemblés. « Mon père reste un chef spirituel, que ce soit par sa fonction politique passée, ses contributions pour le pays ou son intention sincère de participer à l’amélioration de la vie » des Thaïlandais, a déclaré sa fille Paetongtarn, ex-première ministre, destituée à la fin d’août, à l’extérieur de la Cour suprême.