Les travaux de la construction du complexe portuaire Dakhla Atlantique, à 40 kilomètres au nord de la ville, dans le Sahara occidental, le 26 mai 2025. ABDEL MAJID BZIOUAT / AFP

A 40 kilomètres de Dakhla, le « point kilométrique 40 », plus connu sous l’appellation « PK 40 », est stratégique à plus d’un titre. Ce rond-point d’apparence banale, où la police marocaine a établi un poste de contrôle comme il en existe beaucoup sur les axes routiers du Sahara occidental, marque le raccordement de la péninsule au continent. Cette intersection symbolise aussi les perspectives qui s’ouvrent pour ce territoire, disputé par le royaume chérifien et les indépendantistes du Front Polisario, et qualifié par l’Organisation des Nations unies de « territoire non autonome » ayant vocation à l’autodétermination.

Droit devant, la route nationale 1 qui mène à Laâyoune, la ville la plus peuplée du Sahara occidental (260 000 habitants), dont la physionomie et les infrastructures n’ont rien à envier à d’autres agglomérations de taille équivalente. Un deuxième embranchement indique la direction de Bir-Anzarane. Le parc éolien qui y est installé préfigure les ambitions marocaines dans le domaine des énergies renouvelables.