Lors de sa publication en avril 2024, une note de l’Institut des politiques publiques (IPP), émanation respectée de l’Ecole d’économie de Paris, sur « le traitement judiciaire des violences sexuelles et conjugales en France », avait fait grand bruit à la faveur d’un chiffre choc : entre 2012 et 2020, la part des dénonciations de viols classées sans suite aurait progressé de 12 points, pour atteindre 94 %.

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Illustrant la difficulté de la justice à réprimer les violences sexuelles, cette statistique étourdissante avait été reprise par de nombreux médias, dont Le Monde, et mise en avant par les associations féministes. Mais elle avait été critiquée par de nombreux juristes, qui la jugeaient surévaluée. Le service des études du ministère de la justice s’était ému d’une « surestimation (…) de plus de 20 %. »