Des salariés de l’aciériste NovAsco à Hagondange (Moselle) manifestent lors d’une marche citoyenne, le 4 septembre 2025. JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP
« C’est vert, c’est notre savoir-faire ». Sous cette pancarte marche Sébastien, 44 ans. L’opérateur multizones travaille à l’aciérie électrique d’Hagondange, en Moselle, depuis vingt-et-un ans. « Il n’y a aucune offre de reprise, se désole-t-il. On ne comprend pas notre situation alors qu’on produit de l’acier propre. Des fournisseurs sont déjà venus reprendre leur matériel. On prend un gros coup sur la tête. » Jeudi 4 septembre au matin, à ses côtés, ils sont environ 700 à défiler de l’usine à la mairie derrière la banderole « NovAsco/Ascometal, l’acier décarboné qu’on veut garder ». Tout l’échiquier politique est représenté.
Dotée d’un four électrique, leur usine semble cocher toutes les cases pour produire l’acier de demain. Mais, depuis lundi 11 août, elle est placée en redressement judiciaire. NovAsco emploie 760 salariés. Hagondange abrite son siège et son principal site de production (450 salariés). Les autres sont à Leffrinckoucke, dans le Nord, près de Dunkerque (170 salariés), au Marais près de Saint-Etienne et à Custines en Meurthe-et-Moselle.






