Le président du groupe La Droite républicaine à l'Assemblée, Laurent Wauquiez, et le président du parti Les Républicains, Bruno Retailleau, à l’issue de leur entretien avec le premier ministre à Matignon, le 2 septembre 2025. JULIEN MUGUET POUR « LE MONDE »

A quatre jours du vote de confiance qui devrait, sauf surprise, entraîner le départ de François Bayrou de Matignon, les partis politiques planchent déjà sur l’après. Quitte à afficher leurs divergences publiquement, comme chez Les Républicains.

Invité de BFM-TV et RMC, jeudi 4 septembre, le président des députés LR, Laurent Wauquiez, a assuré que le parti de droite ne censurera « ni un gouvernement PS ni un gouvernement RN » pour éviter « une instabilité catastrophique ». « Nous ne faisons pas partie de ceux qui font tomber des gouvernements dans ce pays, tout simplement (…) parce que je pense que l’instabilité est catastrophique pour le pays », a-t-il affiché.

Mais, quelques heures plus tard, le président des Républicains et ministre de l’intérieur, Bruno Retailleau, a affirmé dans un message posté sur X qu’il « ne [pouvait] pas y avoir de chèque en blanc ». « Si un gouvernement socialiste devait mener une politique contraire aux intérêts de la France, le devoir de la droite serait de l’empêcher », a-t-il prévenu. Pour le sénateur vendéen, « si LR a accepté d’entrer au gouvernement, c’est justement pour empêcher la gauche d’accéder au pouvoir ».