Le lauréat Soshi Otsuki, entouré de modèles portant ses créations, à la Fondation Louis Vuitton, à Paris, le 3 septembre 2025. LVMH PRIZE

Parmi tous les prix de mode, le prix LVMH compte parmi les plus audacieux car il récompense des designers encore peu connus. La douzième édition, qui s’est tenue mercredi 3 septembre à la Fondation Louis Vuitton, à Paris, ne fait pas exception. Trois designers ont été distingués : le Japonais Soshi Otsuki (pour sa griffe Soshiotsuki), ainsi que les Britanniques Torishéju Dumi (Torishéju) et Steve O Smith.

« On était tous d’accord pour donner à Soshi Otsuki le prix principal. Il y a eu un peu plus de discussions pour les deux autres, mais c’était une très bonne année », résume Nicolas Ghesquière, directeur artistique des collections féminines de Louis Vuitton et membre du jury. Le lauréat de 35 ans l’a impressionné par « ses coupes, ses constructions, ses tissus magnifiques, son néoclacissime indiscutable ». « Son tailoring apporte quelque chose de nouveau. Comme un nouvel Armani. C’est très sexy sur un homme. Moi, en tout cas, je le porterais volontiers », s’enthousiasme le juré Jonathan Anderson, qui pilote les collections Dior.

Soshi Otsuki est né au Japon en 1990. Après des études de mode, il a lancé sa marque Soshiotsuki en 2015, à Tokyo, pour redéfinir le costume masculin à travers un prisme japonais. « Je veux faire valoir la culture, les traditions, les ressources de mon pays », fait-il savoir par l’intermédiaire d’un interprète.