Le porte-parole de la Confédération paysanne, Thomas Gibert, à Paris, le 7 août 2025. THOMAS SAMSON/AFP
La Confédération paysanne, troisième syndicat agricole français, a annoncé, mercredi 3 septembre, son intention de participer au mouvement de contestation multisectoriel du 10 septembre, contrairement à la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), sa rivale. Elle appelle en outre à manifester, jeudi à Bruxelles, contre l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur.
« On attend toujours des réponses concrètes aux colères agricoles », à la nécessité « de vivre dignement de notre métier », a expliqué son porte-parole, Thomas Gibert, lors de la conférence de presse de rentrée à Paris, au terme d’un été marqué par les sécheresses et les épizooties.
« C’est pour cela que l’on se sent entièrement légitime pour participer à ce mouvement, en convergence avec l’ensemble des colères qui s’agrègent autour de cette date du 10 septembre (…) Nous serons présents et on va clairement appeler à rejoindre les mobilisations et à en organiser », a-t-il ajouté. Après la poussée de dermatose nodulaire contagieuse des bovins, le syndicat, qui s’opposait à un abattage total dans les foyers d’infection, accuse le gouvernement de refuser la « concertation avec tous les partenaires agricoles ».






