Lors d’une éclipse totale de Lune, comme celle qui se déroulera le dimanche 7 septembre 2025, l’ombre de la Terre recouvre l’intégralité du globe lunaire et celui-ci présente une teinte orangée plus ou moins intense car il n’est plus éclairé que par le rayonnement solaire qui traverse l’atmosphère à la périphérie de notre planète et se pare donc de couleurs dignes des plus beaux couchers de Soleil. Ces couleurs, visibles à l’œil nu sans aucun danger, vont de l’orange au rouge brique en passant par toutes les nuances du cuivre ; une frange bleuâtre borde souvent l’ombre, mais elle n’est perceptible qu’avec un instrument optique ou photographiquement. Ces quatre images montrent la fin de l’éclipse totale de Lune du 15 juin 2011 à La Réunion. Technique : boîtier Nikon D700 au foyer d’un télescope de Newton de 210 mm de diamètre ouvert à 3 (Takahashi Epsilon) ; poses de 10 secondes à 1/6e de seconde (400 ISO). GUILLAUME CANNAT
L
e dimanche 7 septembre, la Pleine Lune se lèvera à l’est juste au moment où le Soleil se couchera à l’ouest : le Soleil, la Terre et la Lune seront alors presque parfaitement alignés dans l’espace. Un tel alignement ne se produit pas à chaque Pleine Lune car le satellite naturel de la Terre se meut sur un plan incliné de 5,1° par rapport au plan de l’orbite terrestre : il n’y a donc pas une éclipse à chaque lunaison puisque le disque lunaire passe le plus souvent au-dessus ou en dessous du long cône d’ombre terrestre – celui-ci mesure près de deux millions de kilomètres et dépasse donc largement l’orbite de la Lune qui circule en moyenne à 384 000 km de notre planète. L’ombre de la Terre est entourée d’une zone de pénombre qui correspond aux endroits d’où le disque solaire apparaît partiellement caché par le limbe terrestre. Lorsque la Lune est totalement recouverte par l’ombre de la Terre elle n’est plus éclairée par le Soleil et, logiquement, elle devrait être invisible puisqu’elle ne produit aucune lumière. Il faut cependant compter avec l’atmosphère terrestre qui filtre et réfracte le rayonnement solaire de telle manière que la fraction rouge de celui-ci est partiellement rabattue vers l’intérieur de l’ombre, ce qui lui donne une coloration cuivrée souvent très spectaculaire.






