La designer Rachel Scott, à New York, en 2025. BRIANNA CAPOZZI/PROENZA SCHOULER
Serait-ce enfin le tour des femmes ? Après une longue série de nominations de directeurs artistiques masculins à la tête de maisons de mode, le vent tourne. En juillet, la Belge Meryll Rogge était promue chez Marni. Et le 2 septembre, la Jamaïcaine Rachel Scott a été choisie chez Proenza Schouler. Elle y remplace Jack McCollough et Lazaro Hernandez, les fondateurs de la marque, eux-mêmes partis reprendre Loewe, une griffe du groupe LVMH. Il est facile de se perdre dans le jeu de chaises musicales qui agite le luxe depuis un an. Rachel Scott fait partie des créatrices qui méritent l’attention.
Née en 1984 à Kingston où sa mère tenait une boutique de vêtements, elle a étudié la littérature française et la philosophie avant de bifurquer vers la mode. Pendant seize ans, elle a dessiné des collections pour le compte de marques américaines (J. Mendel, Elizabeth and James et Rachel Comey) avant d’oser se lancer à son compte. A l’été 2020, pendant le confinement lié à la pandémie de Covid-19 et alors que les Etats-Unis sont secoués par le mouvement Black Lives Matter dénonçant la brutalité policière et le racisme envers les Afro-Américains, elle prend conscience de son désir d’exprimer sa vision du prêt-à-porter.






