Une cantine improvisée dans la ville assiégée d’El-Fasher, dans l’Etat du Darfour du Nord, le 11 août 2025. - / AFP
Assiégée depuis mai 2024, la ville d’El-Fasher, dans l’ouest du Soudan, a essuyé, à la fin d’août, la plus importante offensive des forces paramilitaires, décidées à s’en emparer en pilonnant une population affamée. Les Forces de soutien rapide (FSR), milice en guerre contre l’armée régulière soudanaise depuis avril 2023, ciblent ainsi la seule ville majeure de la région occidentale du Darfour qui leur échappe encore, ainsi que le camp de déplacés d’Abou Chouk, à proximité.
Des témoins, groupes de volontaires et travailleurs humanitaires, ont décrit, ces dernières semaines, une intensification de l’assaut avec des tirs d’artillerie incessants, des frappes de drones et des attaques au sol. L’Organisation des Nations unies (ONU) affirme que cette capitale de l’Etat du Darfour du Nord, où vivent 300 000 personnes, est devenue « l’épicentre de la souffrance des enfants ».
Les maladies s’y propagent, l’eau potable a disparu et les médicaments sont indisponibles pour les blessés par balle, précise à l’Agence France-Presse (AFP) Mohamed Khamis Douda, un humanitaire ayant fui, en avril, le camp de déplacés de Zamzam pour El-Fasher. Menacée de famine, la ville est aujourd’hui coupée du monde, sans aide humanitaire, sans commerce et presque sans aucune porte de sortie.







