Florence Longpré (Suzanne Bien-Aimé) et Thomas Ngijol (Mortimer Vallant) dans la série « Empathie », créée par Florence Longpré. CANAL+

CANAL+ – LUNDI 1ER SEPTEMBRE À 21 H 10 – SÉRIE

Le temps d’une journée, celle qui a vu l’embauche de la docteure Suzanne Bien-Aimé (Florence Longpré, également créatrice et scénariste de la série) à l’institut psychiatrique du Mont-Royal (Montréal, Québec), l’existence de cette jeune médecin semble sortie d’un des classiques du cinéma documentaire – une version fictionnée de l’œuvre de Raymond Depardon ou de Frederick Wiseman. La jeune praticienne doit tout de suite faire face à la souffrance des patients internés dans cet établissement qui accueille les prévenus jugés irresponsables de leurs actes et les cas désespérés, ruser avec les contraintes réglementaires et budgétaires.

Le temps passe vite dans les séries – surtout quand on l’étire à force de flash-back –, et le premier épisode n’est pas terminé que l’on a constaté la parfaite impureté d’Empathie. La mise en scène clinique des troubles psychiatriques – que l’on retrouvera à intervalles réguliers – n’est que l’une des boussoles de cette nef des fous, qui s’oriente aussi à l’aide de la grammaire du soap opera et des figures imposées de la comédie sur lieu de travail.