Le roi des Sakalava du Menabe, Harea Georges Kamamy, porte le crâne présumé de son ancêtre, le roi Toera, lors d’une cérémonie de restitution à Madagascar, au ministère de la culture, à Paris, le 26 août 2025. STÉPHANE DE SAKUTIN / AFP

C’est un retour que les autorités malgaches veulent très solennel. Lundi 1er septembre au soir, trois crânes sakalava arriveront à l’aéroport d’Antananarivo. Avec cette restitution, l’Etat français applique pour la première fois la loi adoptée en 2023 facilitant le retour des restes humains appartenant à ses collections publiques. Le lendemain, une cérémonie d’Etat doit se tenir au Mausolée d’Ambohitsaina, dans la capitale malgache.

Une semaine plus tôt, mardi 26 août, une première cérémonie s’est tenue à Paris. Le roi Harea Georges Kamamy s’était avancé, l’air grave, dans le décor feutré du ministère de la culture français, sous les yeux de la locataire des lieux, Rachida Dati, et de son homologue malgache, Volamiranty Donna Mara. Entre ses mains, le souverain sakalava tenait un coffre recouvert d’un tissu traditionnel rouge vif contenant le crâne présumé du roi Toera, son arrière-grand-père, décapité par les troupes coloniales françaises en 1897 lors de la bataille d’Ambiky.