Capture d’écran du site Bounty.chat BOUNTY.CHAT
Le site Bounty.chat, qui se présente comme une « alternative » au forum Coco, fermé par la justice, est soupçonné de diffuser des contenus pédocriminels et s’en est expliqué auprès de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom), a-t-on appris, samedi 30 août, auprès du gendarme français du numérique.
L’organisme de tutelle avait été interpellé mercredi par la haut-commissaire à l’enfance, Sarah El Haïry. « J’ai saisi l’Arcom et alerté les ministères de la justice et de l’intérieur, ainsi que la plateforme Pharos » de lutte contre la violence en ligne, avait-elle annoncé sur X.
L’Arcom a demandé des explications par courrier à la plateforme, et la réponse de celle-ci est en train d’être analysée, a précisé l’organisme. Elle s’est également « rapprochée d’e-Enfance et est en contact avec l’OFAC [Office anti-cybercriminalité] pour examiner les suites à donner ».
Bounty.chat « pourrait contribuer à la diffusion de contenus attentatoires aux mineurs, notamment pédocriminels, ainsi que des actes relevant de la sollicitation de mineurs en ligne », soulignait l’Arcom dans le courrier adressé au site, consulté par l’Agence France-Presse (AFP). Une vingtaine de questions concernant la réaction du site à ces contenus et les moyens mis en place pour sa modération lui ont été soumises.






