Le président de l’INA, Laurent Vallet, à Deauville (Calvados), le 8 septembre 2022. LOU BENOIST/AFP

Le président de l’Institut national de l’audiovisuel (INA), Laurent Vallet, qui avait été suspendu de ses fonctions début août en raison de l’achat de cocaïne, a annoncé sa démission vendredi 29 août. « J’ai présenté à la ministre de la culture ma démission des fonctions de président de l’INA que j’exerce depuis 2015 », afin de suivre une mesure « d’injonction thérapeutique » devant être ordonnée par la justice, a-t-il expliqué dans un communiqué.

M. Vallet, 55 ans, avait été interpellé à Paris, le 29 juillet, après s’être fait livrer de la cocaïne à son domicile. Dans la foulée, Rachida Dati avait annoncé avoir demandé sa suspension. « J’ai décidé pour la sérénité de l’institution de le suspendre immédiatement de ses fonctions en attendant de plus amples informations », avait écrit la ministre sur X.

Dans un message interne à l’INA consulté par l’Agence France-Presse (AFP), M. Vallet a remercié vendredi les quelque 900 membres du personnel et présenté ses « excuses très sincères pour cette fin trop brutale », dont il se dit « seul responsable ».

M. Vallet venait d’être reconduit en mai pour un troisième mandat de cinq ans, sur proposition de Mme Dati. Celle-ci a salué vendredi « la réussite de Laurent Vallet et le professionnalisme des équipes de l’INA » dans sa transformation ces dernières années, « qui a profondément renforcé la notoriété de l’établissement », selon un communiqué.