Le 2 août 2025 à Khartoum (Soudan), ravagée par la guerre, des volontaires du Croissant-Rouge ont entrepris d’exhumer les corps des tombes improvisées pendant les combats, afin que les familles des victimes puissent leur offrir des funérailles dignes. EBRAHIM HAMID/AFP

Le nombre des personnes actuellement recensées comme étant disparues dans le monde a bondi de près de 70 % en cinq ans, passant à près de 300 000, en raison de la multiplication des conflits et des migrations massives, mais aussi du non-respect des lois de la guerre, a alerté vendredi 29 août le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

« Du Soudan à l’Ukraine, de la Syrie à la Colombie, la tendance est claire : le nombre croissant des personnes disparues rappelle brutalement que les parties au conflit et ceux qui les soutiennent ne protègent pas les gens pendant la guerre », a déclaré depuis Genève le directeur général du CICR, Pierre Krahenbuhl.

Quelque 284 400 personnes ont été enregistrées à la fin de l’année dernière comme disparues par le Réseau des liens familiaux du CICR, ce qui constitue une augmentation de 68 % depuis 2019, selon de nouveaux chiffres rendus publics dans un communiqué diffusé vendredi. Mais Pierre Krahenbuhl a averti que ce chiffre ne reflétait « que la partie émergée de l’iceberg ». « Dans le monde, des millions de personnes ont été séparées de leurs proches – souvent pendant des années ou même des décennies », a-t-il déploré.